5 indices pour éviter le piège de l’écoblanchiment

5 indices pour éviter le piège de l’écoblanchiment

Dans cet article, vous allez découvrir l’origine du mot “ écoblanchiment ” dans le contexte actuel. Ensuite, on va préciser le risque ainsi que les indicateurs de l’écoblanchiment. Enfin, on va vous partager quelques pistes de ce que vous pouvez faire en tant qu’éco-consommateur.

Écoblanchiment, ça veut dire quoi ?  

L’écoblanchiment a pour origine un mot anglais “greenwashing”. Par contre, cela ne concerne pas du tout l’activité de laver les vêtements. En effet, c’est un acte de tromper les consommateurs en ce qui concerne les pratiques écologiques d’une entreprise ou les avantages environnementaux d’un produit ou d’un service. 

L’écoblanchiment est une des stratégies de communication pour valoriser les produits qui, en réalité, ne sont pas ou très peu écologique. En tant que client, ils vous laisser croire que le produit acheté est naturel ou biologique.

Du coup, si vous voyez une marque BIO et Écolabel sur un T-shirt ou des produits d’entretien écologique, Il vaut mieux prendre en compte que ca peut-être aussi un signal d’écoblanchiment. 

En effet, d’après le dernier rapport de la fondation Ellen MacArthur sur l’industrie textile, on a trouvé que l’extraction de ressources non-renouvelables à l’enfouissement ou l’incinération (sans recyclage), ainsi que par le passage par un nombre important de lavages lors de l’usage, sont des activités très polluantes.

Sur 5 millions de vêtements achetés en EU, 4 millions sont simplement jetés. De plus, il se vend près de 9,2 kg par français par an de vêtements mais seulement 34,78% sont collectés en France.

Ainsi, 73 % de la matière première finissent en décharge ou sont incinérés et seulement 13 % des matières utilisées pour produire des vêtements sont recyclés en fin de vie.

 

Où en sommes-nous actuellement ?

Aujourd’hui, un français jette en moyenne plus de 450 kg de déchets par an. Et ces déchets entraînent beaucoup de pollution dans les endroits où ils sont incinérés ou jetés dans les décharges et nuisent ainsi à l’environnement. Beaucoup de citoyens se sentent à la fois concerné par les questions écologiques et peu impacté dans la vie quotidienne.

La consommation d’énergie globale et les émissions de dioxyde de carbone ont continué d’augmenter au fils des années. Le sujet fondamental qui interpelle les entreprises aujourd’hui est d’éviter un monde à + 2° de réchauffement climatique. Après la COP 21, on avait retenu que nous étions tous tombés d’accord pour changer de trajectoire même si Donald Trump est sorti des accords de Paris.

La finance verte se met progressivement en place. En effet, l’investissement socialement responsable a bien progressé avec une croissance respective de 5 % sur un an. Les Green Bonds n’en finissent pas de battre des records et devraient en 2020 dépasser la barre des 200 millions d’euros. Il est prévu d’atteindre 1 milliard de dollars avec une nouvelle émission allemande en 2021.

Plus que jamais, les consommateurs français demandent des produits écologiques, plus “vert” et des services véritablement plus durables pour eux-même, leur famille et de leur planète. Évidemment, ça serait mieux s’ils peuvent les trouver facilement, auxquels ils font implicitement confiance et qu’ils peuvent utiliser efficacement.

Ainsi, les entreprises tentent de répondre à cette demande. La publicité verte (aussi nommé “Green Ads”) surf sur l’attrait des produits bio en proposant des publicités qui paraissent vert ou bio, mais pour autant le véritable service ou produit n’est en rien bon pour la planète, indépendamment de leur implication dans l’environnement. La publicité verte a presque été multiplié par dix au cours des 20 dernières années. 

Les écolabels ont un rôle important pour deux objectifs : promouvoir les produits ayant, pendant tout leur cycle de vie, une incidence moindre sur l’environnement par rapport à des produits standard d’usage similaire, mais aussi fournir aux consommateurs un outil facilement reconnaissable pour leurs achats. Pourtant…

 

Pourquoi les écolabels ne disent pas tout ?

Vous comprenez comment fonctionnent les écolabels ? Quels sont leur signification?

Regardons ensemble tout d’abord ce qui concerne les produits ménagers écologiques :

– Le label Ecocert 

ecocert

 

– La mention labellisée Nature & Progrès

nature progres

Avec ces écolabels, ils sont normalement vendus dans les magasins spécialisés. Par contre, son défaut est que leur prix sont souvent plus important, en plus, cela ne concerne que le produit dans le bouteille, et non pas à 100% l’ensemble du processus fabrication, de packaging et livraison internationale.

Par exemple, pour le label Ecodétergents, voici les critères pour afficher sur les produits :

  • Valorisation de tous les ingrédients d’origine naturelle
  • Maximum 5% d’ingrédients de synthèse parmi une liste restrictive 
  • Aucune phrase de risque environnementale n’est autorisée sur le produit

Pour le label Ecodétergents à base d’Ingrédients Biologiques

  • Minimum 95% des ingrédients sont d’origine naturelle
  • Minimum 10% des ingrédients sont d’origine biologique
  • Aucune phrase de risque n’est autorisée sur le produit

Ensuite, on a aussi certains labels tels que : L’Ecolabel européen ; La norme NF environnement ou Le logo WWF…Mais il faut retenir que ces labels n’ont reçu aucune certification officielle. Même s’ils peuvent tous être respectueux de l’écologie et de l’environnement. 

Faites attention également aux mentions que l’on peut lire sur certains produits tels que : “respecte l’environnement”; “produit biodégradable”; “bio”; “produit vert”, “éco-responsable”… Car aucun contrôle extérieur n’a été effectué. 

 

Les risques de l’écoblanchiment

L’écoblanchiment est utilisé par les distributeurs en vue de répondre de plus en plus à la demande de produits écologiques et durables des consommateurs. Par contre, s’il n’est pas bien géré, l’écoblanchiment peut créer des risques :

  1. La confiance : l’entreprise perdra la confiance du consommateur s’il ne trouve pas de bénéfice potentiel de son achat
  2. La pression concurrentielle exercée par des allégations environnementales illégitimes privera de parts de marché les produits qui offrent des avantages légitimes, ralentissant ainsi la diffusion d’une véritable innovation environnementale sur le marché.
  3. L’éco-blanchiment conduira au cynisme et au doute sur toutes les allégations environnementales. Les consommateurs renonceront aux spécialistes du marketing et aux fabricants, et abandonneront l’espoir que leurs dépenses puissent être utilisées à bon escient.
  4. Le mouvement en faveur de la durabilité perdra le pouvoir du marché d’accélérer les progrès vers la durabilité. Il baisse aussi les valeur des vrais produits écologiques 

 

Les signaux de l’écoblanchiments

Vous pouvez trouver les indices d’écoblanchiments par ces indicateurs :

  1. Information cachée

Vous allez voir beaucoup de produit qui est marqué comme “vert” sur la base de fabrication sans tenir compte d’autres questions environnementales importantes comme logistique, packaging ou distribution…

Le papier, par exemple, n’est pas nécessairement préférable sur le plan environnemental juste parce qu’il provient d’une forêt exploitée de manière durable. D’autres questions environnementales importantes dans le processus de fabrication du papier, notamment l’énergie, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution de l’eau et de l’air, peuvent être tout aussi importantes.

 

  1. Sans preuve

Le produit est commis par une déclaration environnementale mais sans les arguments scientifiques. De plus,  il n’a pas de certification fiable par un tiers. 

Par exemples, les chaussures qui revendiquent divers pourcentages de contenu recyclé post-consommation sans fournir de preuve.

 

  1. Équivoque

Des noms et des termes vagues sans fournir d’explications précises sur leur signification. Donc, ce type d’étiquette est normalement créé pour être mal compris par l’acheteur. 

Quand le consommateur voit le mot “100% naturel”, la majorité va supposer qu’il signifie “sûr”, “bon” ou “vert”. Alors, l’uranium, le mercure et le formaldéhyde sont tous des substances naturelles et toxiques. Ainsi, “100% naturel” n’est pas forcément “100% vert”.

 

  1. Insignifiance

La déclaration d’engagement environnementale vérifiable mais inutile ou pas importance pour les éco-consommateurs. Le terme “sans agent de blanchiment” est un exemple, car il s’agit d’une allégation fréquente malgré le fait que tous les produits d’entretien écologiques contiennent pas d’ingrédient ou le terme “Sans chlorofluorocarbone” Comme les chlorofluorocarbones sont interdits par la loi depuis près de 30 ans, c’est à dire aucun produit n’est fabriqué avec ces substances.

 

  1. Le moin nocif

Il concerne les produits à l’origine n’est pas bon pour la santé, mais les gens refusent d’arrêter de consommer. Donc, certains entreprises ont développé des produits vers une catégorie moins dangereuse malgré le fait qu’il n’est pas aussi respectueux la santé humaine ou l’environnement. Par exemple : les cigarettes bio ou tout comme les véhicules de sport qui est signifié de faible consommation de carburant.

éco-consommateur

En tant que l’éco-consommateur, que ferez-vous ?

Le greenwashing ou l’écoblanchiment persiste et continue de menacer les progrès vers une véritable durabilité dans beaucoup de pays européen.

Si les bonnes intentions des consommateurs et les avantages environnementaux de leurs choix doivent être mis à profit, les consommateurs eux-mêmes doivent jouer un rôle. Avec quatre actions simples, les consommateurs peuvent avoir un impact très réel :

  1. Produit fait maison, créez par vous-même avec les matières premières de votre propre choix
  2. Recherchez et choisissez des produits avec des éco-labels fiables et choisissez le produit qui offre l’information transparence et précise.
  3. Continuez à vous renseigner sur l’indicateur de l’écoblanchiment
  4. Signaler à votre communauté pour éviter les mauvais produits

En conclusion, ces cinq indicateurs sont l’un des moyens le plus facile pour évaluer le produit que vous allez acheter, et ainsi de mieux mesurer l’impact réel de votre consommation.

En réalité, beaucoup de produit écologique à 100% sont les hand-made ou sont fabriqués par les jeunes sociétés, les TPEs peu connu qui peuvent fournir les produits écologiques de bonne qualité mais qui n’ont pas assez de moyen pour payer la certification d’un label. L’important est d’être un éco-consommateur intelligent et toujours apprendre pour approfondir votre connaissance.

Ref :

  • Ecocert
  • Hervé, Yann, and Franck Gervais. Stop Au Green Washing Comment Les Marques Peuvent-elles Nous Aider à Changer Le Monde ? 2020. Web.

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LANARD

Thu NGUYEN est co-fondatrice de Lanard.fr - E-commerce Bio et Écolo. L'ambition est de pouvoir proposer une alternative écologique dans la vie quotidienne de notre client. Thu est diplômé de Master Innovation et Création d'Entreprise de IAE Gustave Eiffel - UPEC

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